Actualites: Le Maroc appelle à la mobilisation en vue de l'élimination de la production, des émissions et des rejets des POPs Le Maroc appelle à la mobilisation en vue de l'élimination de la production, des émissions et des rejets des POPs ================================================================================ BM on 08/05/2009 02:52:00 Genève - Le Maroc a appelé, jeudi à Genève, à la mobilisation de toutes les parties en vue de la réduction et l'élimination de la production, des émissions et des rejets des polluants organiques persistants (POPs). "Nous sommes tous appelés aujourd'hui, que nous soyons des organismes publics, organisations non gouvernementales ou des opérateurs privés, à nous mobiliser et à apporter notre contribution en vue de la réduction et l'élimination de la production, des émissions et des rejets de POPs", a indiqué M. Abderrazzak Laassel, ministre plénipotentiaire à la mission permanente du Maroc auprès de l'ONU à Genève. Pour ce faire, a précisé M. Laassel, qui intervenait lors de la 4-ème Conférence des Parties à la Convention de Stockholm sur les POPs, il est nécessaire de nous doter d'un mécanisme de gestion durable et intégrée des pesticides et des substances chimiques dangereuses, soulignant qu'une attention particulière doit être accordée aux aspects relatifs au transfert de technologies propres et au renforcement des capacités humaines, techniques et institutionnelles, notamment pour les pays en développement qui sont les plus exposés aux risques chimiques. Le diplomate marocain a estimé nécessaire, dans ce cadre, de mobiliser des ressources financières suffisantes pour financer des projets concrets ayant trait à la gestion et l'élimination des POPs dans l'application des plans nationaux et de la Convention de Stockholm. Il a rappelé, à cet égard, l'Atelier Africain sur le renforcement des capacités des points focaux de la Convention de Stockholm, organisé à Marrakech en 2005, au cours duquel les participants ont conclu que les missions du point focal vont bien au delà de la seule fonction de transmission de l'information, et qu'un programme adéquat de renforcement des capacités des points focaux devrait être mis en oeuvre dans les meilleurs délais pour les aider à s'acquitter de leurs tâches. M. Laassel a fait remarquer qu'en ratifiant la Convention de Stockholm en 2004, le Maroc a pris l'engagement de mettre en oeuvre les dispositions de cette Convention, de participer activement à la lutte de la Communauté internationale pour que soient protégés la santé humaine et l'environnement contre les effets néfastes de ces polluants, et d'oeuvrer pour l'interdiction progressive de la production et de l'utilisation des POPs. Conscient des impacts nocifs des produits chimiques en général et des POPs en particulier, le Maroc, a-t-il ajouté, a initié des actions de renforcement des capacités, de lutte et de prévention contre ces substances. Le diplomate marocain a rappelé, à ce propos, l'élaboration et la soumission en 2006, du plan national de mise en oeuvre de la Convention de Stockholm qui intègre des actions prioritaires relatives à la gestion écologiquement rationnelle des POPs, signalant également que le Royaume a entamé la réalisation des actions identifiées dans ce Plan, notamment l'élimination des équipements à base de pyralène. Il a cité, dans ce contexte, la promulgation de nouvelles lois sur l'environnement portant sur les déchets, l'air et les études d'impact qui ont permis de renforcer l'arsenal juridique existant dans l'optique d'une gestion écologiquement saine de l'environnement en général et des produits chimiques en particulier, ainsi que l'inventaire des POPs au niveau national et l'élaboration de bases de données. Le diplomate marocain a ajouté que d'autres actions ont été initiées dans ce cadre, telles que la mise en place du réseau d'échange d'information sur les produits chimiques (REIC), qui a été récemment primé par le Programme des Nations Unies pour l'environnement-substance chimiques comme étant le meilleur site africain, l'élaboration de plans de prévention des risques liés à la gestion des substances chimiques dangereuses, avec un inventaire des produits chimique dangereux et une cartographie des risques chimiques. Il s'agit également, a-t-il poursuivi, de l'élaboration du profil national sur les produits chimiques, de la stratégie nationale et du plan d'action sur la gestion des produits chimiques et du lancement de deux grands programmes sur l'assainissement liquide et sur la gestion écologiquement rationnelle des déchets ménagers qui permettra de limiter les rejets de dioxines et furannes. M. Laassel a, d'autre part, souligné l'importance de la création des centres régionaux et sous régionaux de la Convention de Stockholm considérée comme un outil incontournable pour la mise en oeuvre des dispositions de cette Convention. En outre, a-t-il estimé, l'opportunité de création de ces centres spécialisés dans les différentes régions du monde est d'une grande importance pour mieux évaluer et cibler les besoins de chaque région, et identifier par là, les types de centres qu'il faut installer et préciser leurs missions pour mieux servir les pays concernés, soulignant la disposition du Maroc à participer activement à ce processus. Il a fait remarquer que c'est pour la première fois que la conférence des Parties décidera de l'intégration de nouveaux POPs dans les annexes de la convention, une intégration qui obligerait les Etats Parties à prendre les dispositions nécessaires pour respecter leurs obligations vis-à-vis de la convention. Dans ce cadre, a-t-il estimé, une assistance technique et financière appropriée et un renforcement de capacité sont nécessaires pour les pays en développement en vue de prendre en considération ces produits dans les plans de mise en oeuvre et faire des investigations et des inventaires dans le but de les éliminer de manière écologiquement rationnelle et dans les délais fixés par la convention. Le Maroc, a-t-il conclu, considère que la mobilisation des ressources financières nouvelles et additionnelles est nécessaire et qu'un soutien financier plus important devrait être accordé pour répondre davantage aux besoins des pays en développement et ceux à économie en transition. Le Maroc est représenté à cette conférence, outre M. Laassel, par M. Abdelhay Zerouali, directeur de la surveillance et de la prévention au secrétariat d'Etat chargé de l'eau et de l'environnement et par Mme Farah Bouqartach, chef de la division de la prévention au même département. A signaler que la coordination du groupe arabe a été assurée par le Maroc lors de cette conférence. MAP