Actualites: "Le questionnement contemporain sur la vie et sur la mort" au centre de la 3ème table ronde des Rencontres de Fès "Le questionnement contemporain sur la vie et sur la mort" au centre de la 3ème table ronde des Rencontres de Fès ================================================================================ redaction on 19/06/2009 12:01:14 Organisée en marge du 15ème festival de Fès des musiques sacrées du monde (29 mai-6 juin), cette rencontre a réuni une pléiade d'intellectuels, de penseurs et de scientifiques qui ont passé au crible plusieurs sujets ayant trait au prélèvement d'organe, à l'éthique, à la psychologie du vivant, à la neuroscience, à la redéfinition de la vieillesse et de la mort. M. Mohamed Ali Benmakhlouf, membre du Comité consultatif national d'éthique (France), a à cette occasion relevé qu'une définition claire et consensuelle du commencement ou de la fin de la vie s'avère difficile. "Ce sont des cas limites, frontières, qui interrogent précisément l'éthique et la philosophie", a-t-il souligné, ajoutant que le respect est dû à l'être humain dès le commencement de la vie. Relevant que la vie et la mort sont une pièce de l'univers, il a préconisé dans son exposé intitulé "Les enjeux contemporains de la bioéthique" de confronter les incertitudes scientifiques et aux certitudes culturelles et cultuelles. Ce professeur de philosophie à l'université de Nice Sophia Antipolis s'est attardé sur les lois régissant le don d'organe ou multi-organes notamment dans le cas d'arrêt cardiaque. Dans son exposé, ce natif de Fès a présenté le rôle des comités d'éthiques en particulier dans le cas de l'euthanasie (active ou passive), l'interruption volontaire de grossesse, les cellules souches, de l'assistance médicale pour la procréation, ou encore les soins palliatifs. Les intervenants se sont également interrogés sur les différentes perceptions de la vie et de la mort par l'Homme mettant en avant les progrès de la médecine et de la science dans la capacité de maintenir le "corps vivant" ou en état de "semi-vie". Selon eux, la fin de la vie ne peut être seulement définie comme un arrêt cardiaque, une mort clinique ou cérébrale. Cette table ronde a également été marquée par les exposés de Blandine Barret sur "Repenser la vieillesse et la mort", Mario Beauregard sur "Neuroscience, conscience et spiritualité", Agrawal Purushottam sur "La recherche du Sacré dans le profane" et Laura Bossi sur "Le prélèvement d'organe : le vif et le mort". Membre de l'institut international de philosophie, M. Benmakhlouf compte à son actif plusieurs publications notamment "Averroès" (Belles Lettres, 2000), "Al Farabi, philosophe à Bagdad au Xe siècle" (Seuil, 2007) et "Montaigne" (Belles lettres, 2008). Organisées dans l'enceinte du musée Batha, les Rencontres de Fès, qui se poursuivent jusqu'au 3 juin, ont proposé de débattre de deux sujets, à savoir "L'origine du monde : big bang et explications divines" et "L'origine de l'homme : créationnisme et évolutionisme". MAP